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Dans leurs regards

Un des pays les plus accueillants au monde ? Nous avons pu le vérifier dès notre arrivée à l'aéroport Blaise Diagne de Dakar, où une petite délégation de Joal-Fadiouth nous attendait depuis plusieurs heures. L'escale lisboète nous avait légèrement retardé, mais coach Etienne, Ablaye et leur équipe était là, le sourire aux lèvres au beau milieu de la nuit.



Les valises sur le toit, bien accrochées avec trois tendeurs, c'est parti pour une heure de bus direction Joal-Fadiouth, notre destination. Nous découvrons notre maison pour les deux prochaines semaines, les coachs et Daouda, notre hôte, sont aux petits soins, ils veulent que nous ne manquions de rien.

"Il y a de la triche, nous avons moins de 15 ans, en face il y en a qui sont plus agés, vous savez c'est comme ça au Sénégal !"

Mardi matin, la rencontre avec le maire est décalée au lendemain, il doit assister aux obsèques d'une personnalité politique. Coach Etienne s'adapte, et nous emmène en ville pour aller acheter le petit déjeuner. Une boutique pour le pain, une autre pour le jus d'orange, le beurre (breton), le lait et le café puis une troisième pour l'eau, parfait pour découvrir la ville. Un bon plat de Thieboudienne, le grand classique sénégalais, une petite heure de sieste et c'est l'heure d'aller installer les buts que nous offrons au club. Tous les enfants sont présents, de 5 à 18 ans, ils mettent tous la main à la pâte. Un vrai travail d'équipe. Il faut creuser pour déterrer les quatre poteaux qui leur servaient de but jusque ici, puis faire un peu de béton afin de fixer les nouveaux buts. Ces cages, des vraies, toute neuves, font leur bonheur et nous notre fierté. Les gosses dégagent une énergie impressionnante.



Après un vraie bonne nuit, et une toilette dans deux seaux : début du jour 2. Nous prenons la direction de la maison de monsieur le Maire, il tenait à nous accueillir chez lui, en tant qu'enfant d'un village qui ne dispose toujours pas de l’électricité aujourd'hui et à qui le football et l'école ont permis de s'élever socialement, le projet l'a touché et il souhaitait nous le faire savoir. Comme nous il voit le football comme partie intégrante de l'éducation des enfants. L'après-midi, les benjamins emmenés par leur capitaine et numéro 5 Mamadou Sidibé affrontent l'équipe de la ville voisine d'Mbour. Ils font trembler par deux fois les filets flambants neufs mais concèdent le match nul deux buts partout. Coach Ablaye est satisfait de ses ouailles. Place aux minimes, toujours face à Mbour, ils s'inclinent mais coach Etienne est content de la manière dont ils ont joué, face à des enfants plus vieux, il l'affirme : "Il y a de la triche, nous avons moins de 15 ans, en face il y en a qui sont plus agés, vous savez c'est comme ça au Sénégal !"


See you soon.



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